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Mois : mars 2016

Roland Barthes : Sémiologie, littérature et langage

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L’auteur 

cevallos1979

Sémiologue et écrivain français (Né à Cherbourg en 1915-et mort à Paris en 1980).
Grande figure de la sémiologie ( étude des signes linguistiques) et du structuralisme français (vision holiste) des années 1950 à 1970

Le holisme dit J.C.Smuts est « la tendance dans la nature à constituer des ensembles qui sont supérieurs à la somme de leurs parties, au travers de l’évolution créatrice. » 

 

Il est attaché aux avant-gardes littéraires de son temps comme aux classiques, Roland Barthes concilia l’approche savante et le plaisir esthétique. Son rayonnement reste considérable sur la critique et les pratiques littéraires contemporaines.

 

Biographie de Roland Barthes- Larousse

 

Qu’est ce que la littérature pour Roland Barthes ? 

Dans sa leçon inaugurale au collège de France en 1977 Roland Barthes met l’accent sur un concept : le pouvoir,  dans ses premiers mots il assène une critique à l’opposition systématique que font les sociétés modernes à opposer les hommes par le fait que certains le détiennent et que d’autres n’en ont pas or le pouvoir est présent dans les classes, l’éducation, le langage etc… Le pouvoir est partout et est pluriel de plus il ne dépérit jamais dans l’histoire. Le discours du pouvoir est celui qui engendre la faute et la culpabilité.

 

Le langage est oppressif dans le sens ou il y a un discours de pouvoir en lui (« la langue est faschiste »).

Dès lors que j’énonce ces deux rubriques se rejoignent en moi : maître et esclave 

Leçon inaugurale audio au collège de France

 

 » Il ne peut y avoir de liberté qu’en dehors du langage »

Connu pour avoir redonné un souffle à l’étude des signes et des symboles, de ce qu’il appellera le mythe, il cherche des répétitions historiques dans le champs du symbolique.Dans un raisonnement puissant il évoque la liberté en tant que soustraction du pouvoir , et donc par définition une soustraction au langage.

Mais la soustraction au langage n’est pas possible il faudra donc trouver une parade ingénieuse et nécessairement tricher, un mensonge, (« un leurre magnifique ») car il ne conscoit ni la voie donné par Nietzche ni la voie de la foi religieuse.

J’entend en effet par littérature non un corps ou une suite d’oeuvre, ni même un secteur de commerce ou d’enseignement,mais le graph complexe des traces d’une pratique : la pratique d’écrire. Je vise donc en elle essentiellement le texte qui constitue l’oeuvre parce que le texte est l’affleurement même de la langue et que c’est à l’intérieur de la langue que la langue doit être combattue, dévoyée, non par le message dont elle est l’instrument mais par le jeu des mots dont elle est le théâtre.

« L’écriture fait du savoir une fête »

« Ecrire c’est tuer le désir d’écrire cette chose là »

« Qu’une langue quel qu’elle soit n’en réprime pas une autre »

 

Le degré zéro de l’écriture 

Qu’est ce que l’écriture ?  Écritures politiques ? L’écriture du Roman? Y a-t-il une écriture poétique ?  Triomphe et rupture de l’écriture bourgeoise , L’artisanat du style, Écriture et révolution, L’écriture et le silence, L’écriture et la parole , L’utopie du langage,

le degre zero

Qu’est ce que l’écriture ? 

On sait que la langue est un corps de prescriptions et d’habitudes, commun à tous les écrivains
d’une époque. Cela veut dire que la langue est comme une Nature qui passe entièrement à travers
la parole de l’écrivain, sans pourtant lui donner aucune forme, sans même la nourrir : elle est
comme un cercle abstrait de vérités, hors duquel seulement commence à se déposer la densité
d’un verbe solitaire. Elle enferme toute la création littéraire à peu près comme le ciel, le sol et leur
jonction dessinent pour l’homme un habitat familier

Opposition Ecriture / Parole 

Ce qui oppose l’écriture à la parole, c’est que la première paraît toujours symbolique, introversée, tournée ostensiblement du côté d’un versant secret du langage, tandis que la seconde n’est qu’une durée de signes vides dont le mouvement seul est significatif

Écritures politiques ! 

  • L’écriture révolutionnaire fut ce geste emphatique qui pouvait seul continuer l’échafaud quotidien
  •  A l’origine, l’écriture marxiste est donnée comme un langage de la connaissance | Liée à une action, l’écriture marxiste est rapidement devenue, en fait, un langage de la valeur
  • Dans l’écriture Stalinienne , où la définition, c’est-à-dire la séparation manichéenne, occupe désormais tout le langage, il n’y a plus de mot sans valeur : il s’agit de donner le réel sous sa forme jugée.
  •  il y a certainement aussi une écriture trotskiste et une écriture tactique, qui est celle, par exemple, du communisme français
  • L’écriture gaulliste appelle les communistes des « séparatistes »

L’intellectuel n’est encore qu’un écrivain mal transformé, et à moins de
se saborder et de devenir à jamais un militant qui n’écrit plus (certains l’ont fait, par définition
oubliés), il ne peut que revenir à la fascination d’écritures antérieures, transmises à partir de la
Littérature comme un instrument intact et démodé. Ces écritures intellectuelles sont donc
instables, elles restent littéraires dans la mesure où elles sont impuissantes et ne sont politiques
que par leur hantise de l’engagement. En bref, il s’agit encore d’écritures éthiques, où la conscience
du scripteur (on n’ose plus dire de l’écrivain) trouve l’image rassurante d’un salut collectif.Mais de même que, dans l’état présent de l’Histoire, toute écriture politique ne peut que confirmer un univers policier, de même toute écriture intellectuelle ne peut qu’instituer une paralittérature, qui n’ose plus dire son nom. L’impasse de ces écritures est donc totale, elles ne peuvent renvoyer qu’à une complicité ou à une impuissance, c’est-à-dire, de toute manière, à une aliénation.

Sans faire de raccourcis Barthes conçoit l’écriture politique et intellectuelle comme une « clôture » qui ne fait qu’aliéner

l’Écriture du Roman 

On s’explique alors ce que le passé simple du Roman a d’utile et d’intolérable : il est un
mensonge manifesté ; il trace le champ d’une vraisemblance qui dévoilerait le possible dans le
temps même où elle le désignerait comme faux. La finalité commune du Roman et de l’Histoire
narrée, c’est d’aliéner les faits : le passé simple est l’acte même de possession de la société sur son
passé et son possible

Y a-t-il une écriture poétique ?

En citant Jourdain il rappel que la prose est différente de la poésie et qu’il y a bien une écriture  poétique de plus il y a une opposition entre poésie moderne et poésie classique.

L’écriture et la parole 

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L’utopie du langage ? 

Dans cette intitulé Barthes montre que la littérature moderne est dans une impasse et qu’un chef d’oeuvre moderne n’est pas envisageable , et pire encore que la solution ne dépend pas des écrivains si il décident de continuer la Littérature,  il postule même que chaque nouveaux écrivains fait le procès de la Littérature.

Chaque écrivain qui naît ouvre en lui le procès de la Littérature ; mais s’il la
condamne, il lui accorde toujours un sursis que la Littérature emploie à le reconquérir ; il a beau
créer un langage libre, on le lui renvoie fabriqué, car le luxe n’est jamais innocent : et c’est de ce
langage rassis et clos par l’immense poussée de tous les hommes qui ne le parlent pas, qu’il lui faut
continuer d’user. Il y a donc une impasse de l’écriture, et c’est l’impasse de la société même : les
écrivains d’aujourd’hui le sentent : pour eux, la recherche d’un non-style, ou d’un style oral, d’un
degré zéro ou d’un degré parlé de l’écriture, c’est en somme l’anticipation d’un état absolument
homogène de la société ; la plupart comprennent qu’il ne peut y avoir de langage universel en
dehors d’une universalité concrète, et non plus mystique ou nominale, du monde civil.
Il y a donc dans toute écriture présente une double postulation : il y a le mouvement d’une
rupture et celui d’un avènement, il y a le dessin même de toute situation révolutionnaire, dont
l’ambiguïté fondamentale est qu’il faut bien que la Révolution puise dans ce qu’elle veut détruire
l’image même de ce qu’elle veut posséder.

C’est dans le passage ci-dessus que Barthes montre le dilemme de la Littérature Moderne.

 

« La multiplication des écritures institue une Littérature nouvelle dans la mesure où celle-ci n’invente
son langage que pour être un projet : la Littérature devient l’Utopie du langage. »

 

Mythologies (1957)

Le catch exprime une certaine idée de la justice ?

Le bifteck en tant que symbole patriotique ?

L’Abbé Pierre; une légende ?

Einstein; une machine scientifique qui garde de la spiritualité en lui ?

 

Le mythe selon Roland Barthes 

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Le plaisir du texte (1973)

Le plaisir renforce et conforte le moi et est différent de la jouissance

 » Il n’y a pas à mon sens de contradiction sociale, politique ou idéologique du texte d’une part et d’autre part son énergie, son pouvoir de plaisir ce que j’appelle son pouvoir érotique  »

 

Où va la littérature ?  Vers la fin !

Où doit -elle aller ? La littérature comme utopie

La littérature n’est pas intemporelle

 

 

Un teaser du documentaire sur Roland Barthes – Arte

 

« Le désir de neutre c’est d’abord le désir de suspension, de suspension des ordres , des lois[…] de la société à mon égard. »

Lors de l’agitation des mois qui précèdent mai 68 il prend ses distances et refuse le militantisme, il s’intéressera au Japon pendant cette période.

Il autorise à défendre le droit à se contredire et dira qu’il est  » infidèle en idées ».

 

 

bibliographie Roland Barthes- BNF

 

fragments du discours amoureux – extraits

 

Site complet de recherche sur Roland Barthes

 

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Qu’est ce que l’art ?

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L’art pour moi est ce qui résulte d’un processus de création de l’homme qui provient lui même de l’idée et recherchant le beau.

Le sujet à une idée —> Représentation  —–> Extériorisation pour les autres ou pour soi au travers de l’Oeuvre

L’interprétation de l’Oeuvre est significativement différente pour chaque personne, car d’une part chaque homme attribuera une valeur propre à l’oeuvre,et donc en quelque sorte dans la reconnaissance de l’art.Donc d’une certaine manière l’art ne peut être universelle car au départ chacun peut la concevoir à sa manière.

Il est bien subjectif de définir l’art, car il est difficile de se comprendre soi-même.

Les arts sont subdivisés en catégories qui sont en fait les différents types de supports de l’artiste (les arts visuels et les arts plastiques; on peut citer peinture, gravure, sculpture, etc … ) et s’inscrivent dans des courants historiques, par exemple chez les grecs l’artiste est un artisan, il crée et produit quelque chose, il y a donc là une conception de l’art en tant que technique. La distinction historique montre qu’on est face aux arts et non à l’art, le découpage subjectif au demeurant est possible par l’identification des différents états ou ressentiments des œuvres dans leur commun historique, c’est à dire  qu’on a mis en évidence des tendances donc des différences (exemple art abstrait) que l’on a assimilé parfois à tord avec un certain état d’être de l’artiste ou de la société.

 

 

Kevv

Les guerres

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http://info.arte.tv/fr/les-palestiniens-victimes-collaterales-de-quatre-annees-de-guerre-en-syrie

La pauvreté dans le monde

Destruction des forêts tropicales et équatoriales

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Maya Lin – Unchopping a Tree from What is Missing? Foundation on Vimeo.

 

 

Fonte des glaces – La glace et le ciel

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Le documentaire la glace et le ciel est un documentaire retraçant les pas de Claude Lorius un Francais parti en 1957 découvrir les glaces de l’Antarctique, il y étudiera les glaces et deviendra le glaciologue le plus connu de tout les temps pour avoir eu l’idée de forer des carottes glaciaire et d’étudier la composition des bulles emprisonnées dans la glace, il a ainsi pu connaitre la composition de l’atmosphère il y a plus de 300 000 ans, ses recherches lui on permit de mettre en évidence un réchauffement climatique actuel sans précédent dû à la forte quantité de gaz a effet de serre présente dans l’atmosphère.

 

La tulipomania, chroniques de la première crise financière

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Dans les grandes plaines des Pays bas se cultive depuis plusieurs siècles une plante à bulbe dont les fleurs aux couleurs resplendissantes en ont émerveillé plus d’un, ce fut le cas de Suleiman le Magnifique, grand monarque de l’Empire Ottoman du 15 ème siècle qui en tomba amoureux. Cette « herbe » que l’on appelle tulipe (tülbend en Turc) provient des hautes plaines d’Asie Centrale où sont concentrées à l’heure actuelle la moitié des variétés mondiales. Leur introduction en Hollande remonte au 16 ème siècle. D’après le musée de la tulipe à Amsterdam il s’agirait d’un botaniste nommé Carolus Clusius qui aurai ramené au pays Bas quelques bulbes gracieusement donné par son camarade De Busbecq qui travaillait à la court de l’empereur Ottoman, c’est ainsi qu’entra la tulipe aux Pays Bas et que le commerce commença.

 

 

Vers le début du 17ème siècle une frénésie oniomanique pour la Tulipe s’empara des hollandais, elle débuta vers la fin 1635 avec une augmentation conséquente du prix des tulipes et s’acheva par un crack en 1637. A cette époque la Hollande ( provinces Unis ) était considérée comme la plaque tournante du commerce mondiale et était par conséquent très riche.

En 1631, près des cinq sixièmes des trois cents personnages les plus riches d’Amsterdam étaient dans le commerce […] les plus prospères des marchands hollandais étaient, selon les critères du temps, incroyablement riches -Mike Dash

Le commerce des tulipes était à la base un commerce de luxe dont les spécimen les plus rares étaient réservés aux riches marchands hollandais. Pour rendre plus efficient le marché qui avait prit de l’ampleur, les fleuristes et horticulteurs hollandais proposèrent de vendre les tulipes à travers de contrats à terme, c’est à dire que le commerce se réalisait bien que le bulbe était en terre et n’avait pas encore fleurit, le prix était fixé avant la livraison et l’acheteur recevait un « billet » qui correspondait au reçu. Ainsi le marché pouvait être ouvert tout au long d’une année grâce à cette nouvelle possibilité d’achat prématuré (produit dérivé de type option). Et par la suite se forma ce que les économistes appelle un marché secondaire c’est à dire un marché d’occasion où il n’était plus question de savoir qui produisait les bulbes et où,  mais à quel prix ils s’échangeaient et si il était possible de faire une plus value en revendant ses billets. La spéculation financière sur les prix de certains bulbes conduisit le marché de la tulipe en 1637 vers des sommets et on alla même jusqu’à installer des clochettes dans les jardins pour repérer les voleurs …

De 5 200 guilders en 1636, le prix d’un seul bulbe de Semper Augustus passa à 10 000 guilders en janvier 1637 au plus fort de la spéculation, soit l’équivalent de 102 000 euros aujourd’hui – Christian Chavagneux 

L’introduction de garanties dans les contrats fit reculer la date fatidique mais finalement le crack se produisit en février/ mars 1637  de manière rapide avec des décôtent de plus de 98%…

Gouda tulip bulb prices in guilders. In the background- The Viceroy- one of the most expensive specimens depicted in a Dutch catalogue from 1637. A single bulb reached 3.000-4.200 guilders. A yearly salary of a skilled craftsman equalled approximately 300 guilders.

Gouda tulip bulb prices in guilders.
In the background- The Viceroy- one of the most expensive specimens depicted in a Dutch catalogue from 1637.
A single bulb reached 3.000-4.200 guilders.
A yearly salary of a skilled craftsman equalled approximately 300 guilders.

L’effondrement des prix provoqua la faillite de nombreux fleuristes et horticulteurs, cet événement est considéré comme la première bulle spéculative de l’histoire. En janvier 1638 après de nombreuses réclamations, une commission d’arbitrage fut crée pour trouver un terrain d’entente entre offreurs et demandeurs.

Documentaire en Allemand sur la crise des tulipes

 

De nos jours 

Après cette crise majeure le commerce reprit lentement, de nouvelles législations pour réguler le marché furent mises en place. La crise des tulipes à de nombreux point communs avec les autres crises contemporaines elle a mis en perspective le comportement irrationnel des agents économiques et ses effets sur la société dans son ensemble. Presque 4 siècles plus tard,  les Pays bas sont restés le premier producteur et exportateur mondial de tulipes (80%), elles sont échangées au Bloemenveiling Aalsmeer, une grande coopérative de 250 hectares qui regroupe plus de 7500 horticulteurs, c’est le plus grand marché mondial pour les fleurs.

Quelques livres sur le sujet/références: 

Tulipmania: Money, Honor, and Knowledge in the Dutch Golden Age  par Anne Goldgar

Famous First Bubbles: The Fundamentals of Early Manias par Peter M. Garbe

Tulipomania : The Story of the World’s Most Coveted Flower & the Extraordinary Passions It Aroused par Mike Dash

Une brève histoire des crises financières par Christian Chavagneux

Samper Augustus – Olivier Bleys

http://www.amsterdamtulipmuseum.com/

https://www.vastari.com/feature_detail.aspx?id=NCfux2Vdl38=

http://www.histoire.ac-versailles.fr/old/pedagogie/holland/economie-tulipe-fleurs.htm

La Crise de la dette en Argentine

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 Introduction

L’histoire politique, économique et sociale de l’Argentine est extrêmement complexe et variée dans les événements qu’elle a connu. De Hipólito Yrigoyen et la crise des années 30 en passant par, Juan Domingo Perón chef de file du péronisme qui perdurera longtemps, mais aussi, par Videla, instigateur du coup d’État qui fera sombrer le pays dans une dictature sanglante, jusqu’à Carlos Menem, fervent défenseur néolibéral qui trahira ses promesses, ou bien par Kirshner plus récemment, l’Argentine n’a cessée d’être confrontée à des situations politiques ambiguës qui ont porté de nombreux coups d’arrêts au développement (desarollo) économique du pays. Les économistes du monde entier se sont intéressés au cas Argentin, et en particulier sur les questions de l’inflation du début des années 70 jusqu’à la fin des années 90 qui verra grimper son taux à plus de 3000% (hiperinflación de 1989 y 1990), mais aussi sur les dévaluations du peso, sur la balance des paiements, sur la dette externe (deuda externa) et sur les défauts de paiements, sur les nationalisations et privatisations, sur les surévaluations de compagnies argentines concernées par la privatisation, sur les récessions chroniques misent en lumières par l’étude du chômage et des salaires et sur d’autres problèmes économiques.

…nunca se podrá entender completamente cómo un país con tanto potencial ha tenido un pasado tan retorcido.” —DAVIDE G. ERRO
 Resolving the Argentine Paradox

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L’étude se concentrera surtout sur la crise de la dette externe. Cette dernière est directement liée aux autres crises tels que les crises bancaires (crisis bancarias) ou les crises monétaires (crisis cambiarias) et aux effets de l’inflation. Par ailleur il est fondamental de rappeler le contexte politico-social et son impact sur les politiques économiques conduites. Il s’agit donc de mettre en lumière les origines de la dette externe en Argentine de manière chronologique pour apprécier son évolution au cour du temps, il faudra donc faire une distinction entre dette externe et dette interne, et savoir quelles sont les contreparties de cette dette c’est à dire qui sont les préteurs ou créanciers. On verra ensuite quelles sont les événements qui ont mené aux défauts de paiements et comment la dette a été restructurée (changement des termes du contrat de dette soit par refinancement, soit par réduction, soit par rachat contre liquidités). Les documents de bases pour la rédaction de l’article sont les travaux de Norberto Galasso 1 et ceux de Carlos Julia2.

 

La dette externe un grand problème qui affecte l’Argentine depuis 1823

Quelle dette et quels indicateurs ?

L’usage de l’endettement n’est pas nouveau dans l’histoire économique, les monarques et autres gouvernants s’en servaient pour financer leur guerre, mais, une dette est une contrat implicite ou explicite entre le préteur et l’emprunteur, ce dernier a le devoir de rembourser sa dette auprès de son créancier, si il ne le fait pas cela peut conduire à des événements dommageables, comme dans le pire des cas; des guerres, ou bien des ententes mutuelles comme un nouvel accord ou un rallongement des échéances, il est cependant très rare que le créancier annule sa dette car il s’agirait d’une perte ou d’un don selon le contexte (ex : Jacob Fugger 1459-1525 qui finance les guerres de Charles Quint).

De nos jours le mécanisme économique repose sur l’usage de la dette; ménages, Etats, entreprises, tous empruntent, en particulier l’Etat et les autres organismes qui y sont rattachés. Cette dette émise peut être détenue par des résidents ou des non-résidents, dans le deuxième cas on l’appelle la dette externe, elle désigne l’ensemble des dettes qui sont dues par un pays; État, entreprises et ménages compris, à des prêteurs étrangers.

La dette extérieure brute est égale au montant, à une
date donnée, de l’encours des engagements courants
effectifs, non conditionnels, qui comportent l’obligation
pour le débiteur d’effectuer un ou plusieurs paiements
pour rembourser le principal et/ou verser des intérêts,
à un ou plusieurs moments futurs, et qui sont dus à des
non-résidents par des résidents d’une économie

Ci-dessus la définition concernant la dette externe (dette extérieure) du Fond Monétaire International que l’on retrouve dans le Guide (Informations destinées aux statisticiens et aux organismes concernés par la dette extérieure) au chapitre 2.

Le Guide / cadre conceptuel – FMI

Par ailleur il est plus intéressant d’utiliser un indicateur relatif pour pouvoir apprécier la dette externe et la comparer à d’autres pays (même si cela présente quelques insuffisances théoriques). On utilise donc en général non pas la dette en terme de stock même si il est toujours important de la mentionner, mais la dette externe relativement au Produit Intérieur Brut.

El (des) endeudamiento de un país no debe medirse como stock de deuda. El stock es un indicador absoluto que nada dice, si no se compara de manera relativa. El indicador relativo más utilizado para el stock es el de Deuda/PBI aunque también se mide Deuda externa en poder de privados/PBI” Ariel Setton, economista de la Universidad de Buenos Aires (UBA) y miembro del Plan Fénix

On peut utiliser l’indicateur du solde de la balance courante et la position exterieure du pays en question pour apprécier son taux d’ouverture vers l’extérieur.

Quand la dette externe Argentine a t’elle commencée à se former ?

Au sortir des différentes guerres pour l’indépendance de l’Argentine, les finances publiques du gouvernement provincial de Buenos Aires étaient pratiquement épuisées, et pour financer les infrastructures de la province il fallait donc que le « gobierno »de Martin Rodriguez  trouve une solution, le ministre du gouvernement et de l’Extérieur de l’époque, Bernardino Ravidavia, dont la politique s’inspirera de celle des Etats Unis et de la Grande Bretagne notamment sur le plan de l’éducation, de la démocratie, et de la politique mercantile, va permettre la loi du 19 août 1822 rédigée conjointement par les représentants de Buenos Aires (Junta de Representantes de Buenos Aires ). Le conseil étaient constitués de notables et autres hommes de l’élite de la ville. Il donna la possibilité au gobierno de se financer hors des frontières au travers d’émissions de bons, ce fut alors à Londres auprès de la banque Baring Brothers & Co que fut négocié en 1824 le financement du projet de travaux publique sur la construction du port de Ensenada de barragan. Pendant l’opération deux membres du gouvernement argentin Felix Castro et John Parish ainsi que la banque  escroquèrent le gouvernement Argentin. En effet sur les 1 000 000 £ négocié, seul 552 000 £ parvinrent en Argentine. Le gobierno mettra plus de 80 ans pour rembourser cette dette (remboursement total à Baring sous la présidence de Louis Saez Pena) qui ne fit que gonfler d’année en année et, en plus de cela, le projet ne fut jamais réalisé. Les intérêts de la dette ne cessèrent d’augmenter.

Reasumiendo el movimiento de este empréstito, resulta que los $f. 5.000,000 ó sea ~ 1.000,000 prestados por el commercio inglés á la Provincia de Buenos Aires, hace 57 años costarán á la Nacion que los reconoció, la cantidad de $f. 23.734,766 y el espacio de tiempo de tres cuartos de siglo para pagarlos. 

A cette époque les banques de l’empire Britannique accordèrent de nombreux financements aux pays d’Amérique Latine ( Mexique, Chili, Pérou, Colombie,Equateur) qui désiraient briser le lien avec l’Espagne et devenir indépendants.

LA Deuda Pública – Pedro Agote

Histoire des dettes externes et internes de l’Argentine par le président du crédit publique en 1881: Pedro Agote

Cómo empezó la deuda externa – Jaime Poniachik

Comment débuta la dette extérieure est un article publié dans le journal la Nacion 

En 1848 un dénommé Rojas, gouverneur de la province, proposa aux Anglais les droits sur les îles malouines (Islas malavinas) en échange des intérêts de la dette (bonoleros), ces derniers acceptèrent son offre.

Plus tard d’autres emprunts auprès de l’Angleterre furent réalisés en 1862 avec Mitre qui voulaient financer la guerre contre le Paraguay ( 2.5 millions de livres mais le pays reçu seulement 1.9 millions de livres à cause du « risque pays et des commissions « ), c’est aussi pendant sa gouvernance que la dette de la province de Buenos Aires devient une dette Nationale. Il y eu d’autres « empréstitos » en 1868, puis 1871, etc..  Après la présidence de Domingo Faustino Sarmiento la dette externe s’éleva à 14.5 millions de livres.

En 1873 l’Argentine subit une crise économique due majoritairement au déficit de la balance des paiements (balanza de pagos) sur l’extérieur et notamment l’Angleterre.

el gobierno de Avellaneda recurrió a una política claramente deflacionista, suspendiendo la contratación de nuevos empréstitos en el exterior, decretando la inconversión de los billetes del banco de la Provincia y del Nacional, e incluso disminuyendo sueldos de empleados y reduciendo personal administrativo 

Le président Avellaneda dans son discours d’investiture face au au congrès utilisa les mots suivant pour décrire la situation économique du pays :

Grandes cantidades de dinero afluyeron en los últimos años a la plaza de Buenos Aires teniendo principalmente su origen en los empréstitos que la Nación y esta provincia contrajeron en Londres. De ahí, su acumulación en los bancos, el bajo interés y las facilidades tan seductoras como desconocidas del crédito. El país no estaba en actitud de aplicar de improviso tan considerables capitales al trabajo reproductivo y sobrevinieron las especulaciones sobre terrenos estériles, que acrecentaban artificialmente su precio de una transacción a la otra, los gastos excesivos y la acumulación de las mercaderías importadas, exagerada aún más por la competencia que se desarrolla en estos casos. Con la hora inevitable de los reembolsos, ha sobrevenido la crisis, que principia ya a encontrar su principal remedio en la disminución de los gastos privados y públicos. »

Après une période de nouvelle prospérité qui débute vers 1880 sous la présidence de Julio.A.Roca le pays s’enfonce encore une fois dans la crise en 1890. Celle-ci commence lorsque les investisseurs étrangers choisissent d’investir dans les chemins de fer Argentins ( ferrocariles) pour spéculer. L’accroissement de la dette publique et privé a conduit le gouvernement à mettre en place une politique monétaire expansionniste, l’océan monétaire provoqua la dévaluation du papier monnaie, qui elle même fit diminuer la valeur des intérêts et donc bloqua l’entrée de nouveaux investisseurs étrangers en quête de profits. Dans l’incapacité du gouvernement Argentin de répondre à leurs engagements auprès des banques et instituions européennes, on proposa à l’Argentine un grand plan d’austérité qui fut refusé. L’Argentine fit donc défaut sur sa dette.La ciris de 1890, el primer defaul argentino

La crise économique conduit le peuple et la classe moyenne à la révolte de juillet 1890 qui va renverser Juárez Celman et mettre au pouvoir Carlos Pellegrini, un des faits marquant de  sa gouvernance est qu’il passa un accord avec la banque JP Morgan pour rembourser la dette en contractant une autre dette. Cette dernière fut garantie par les rentes Argentines et les droits de douanes sur les importations.

Le paradoxe de la dette externe Argentine 

Dans la littérature, l’endettement est lié à un déséquilibre. Suivant les cas que l’on appelle les 3 « gaps » de déséquilibre, il s’agit

  • du déséquilibre épargne-investissement (S – I)
  • du déficit budgétaire  (G – T)
  • du déficit de la balance courante (voir plus bas Compte Courant de la balance des paiements)

( Egalité de la comptabilité nationale où l’on distingue les 3 gaps de déséquilibre possible :  (S – I) = (X – M) + (G – T)   )

Le paradoxe sur la dette externe Argentine est bien résumé par Elio Carro 3 en effet en général les dettes extérieures résultent d’un différentiel négatif entre exportations et importations or l’Argentine a souvent eu dans son histoire des excédents commerciaux provenant essentiellement du commerce agroalimentaire  (modelo agro-exportador), les économistes pensent qu’elle proviendrait en grande partie de la fuite des capitaux privés.

Normalmente un país se endeuda cuando importa más de lo que exporta y la contrapartida
de la deuda se ve en más bienes de capital, en más energía, en más materias primas, en más
bienes de consumo. Pero este no es el caso de la Argentina, porque el aumento extraordinario de
su deuda se efectuó durante un período en el que tenía excedentes comerciales. En Argentina, la
principal contraparte de la deuda externa, en la balanza de pagos, es la fuga de capitales
privados. 

Historia y evolución de la deuda externa Argentina – Elio Carro

Les causes de cette fuite des capitaux sont essentiellement de 3 types ;

  1. La différence de rendement des actifs entre les pays, compte tenu des anticipations de taux de change.
  2. Le manque de sécurité ou de confidentialité dans la conservation des actifs. Cet aspect de la question est important dans les petits pays pauvres, où le nombre de détenteurs d’actifs est faible et où le respect des droits de propriété est relativement mal assuré.
  3.  Le désir de mettre à l’abri des poursuites des sommes générées par la corruption l’évasion fiscale ou des trafics illicites

La dette externe continua d’augmenter sous les gouvernements successifs de José Evaristo Uriburu 1895 à 1898 et Julio Argentino Roca [second mandat] de 1898 à 1904 pour atteindre 78 millions de livres sterling en 1904 sous Manuel Quintana puis 121 millions £ en 1916 et 143 millions de livres en 1928.

La dette externe pendant les 2 guerres mondiales

Sous le gouvernement du radicaliste Yrigoyen (1916-1922), premier président élu par le suffrage secret et obligatoire la dette externe fut fortement réduite (20 millions de livres ou plus selon d’autres économistes) pour s’élever à 101 millions de livres en 1922, ceci s’explique en partie par la politique de Yrigoyen et en partie par la diminution des importations Européennes essentiellement due au fait que les industries européennes soutenaient l’effort de guerre donc n’exportaient plus beaucoup mais qu’elles importaient énormément de viandes et d’autres produits agricoles. De nouveaux emprunts auprès des Etats-Unis furent contractés par Alvear4 qui fit augmenter la dette externe à plus de 142 millions de livres sterling mais c’est aussi sous sa présidence que l’Argentine se plaça au premier rang des puissances mondiales avec notamment le 7ème Produit Intérieur Brut au monde et ce fut également la ruée vers l’or noir (présent en abondance en Argentine), puis la dette diminua après la seconde mandature de Yrigoyen (1928-1930) à 135 millions de livres et ré-augmenta ensuite sous les présidences de Uriburu (coup d’état), Justo et Ortiz. En 1945 un grand mouvement social venant de la rue réclama la libération de Juan Domingo Perón qui avait participé quelques années plus tôt au coup d’Etat de 1943. Peu de temps après sa libération, il fut élu (1946). En 1943 la dette externe s’établie à 80 millions de livres soit 325 millions de dollars et à la fin de la guerre elle fut réduite à 264 millions de dollars pour continuer à faiblir durant toute la période présidentielle de Juan Perón.

L’exception Péroniste de 1946 à 1955 

Juan Domingo Perón est un personnage très important de l’histoire de l’Argentine, il est connu des Argentins pour ses politiques protectionnistes, pro-étatique et proches des ouvriers. A partir de 1946 il lance un grand plan de nationalisation de l’économie ; la Banque Central (Banco Central) et les dépôts bancaires les chemins de fers qui étaient aux mains des Britanniques seront renationalisés et renommés ferrocariles Argentinos, le commerce extérieur dans son ensemble passe sous contrôle étatique, on constate un développement de la flotte marchande, les services de télécommunications furent aussi nationalisés, et on vit apparaître des tarifs plus avantageux pour l’industrie. En 1949 la constitution est révisée et incorpore de nouveaux droits sociaux et droits du travail ainsi que des lois qui lui permettront de mener à bien sa politique avec force et sur long terme (modification de la constitution pour permettre les réélections illimitées). Les médias seront massivement utilisés (la radio, la prensa) pour la propagande du gouvernement.

La politique péroniste repose sur trois piliers fondamentaux (tres banderas del peronismo) ; la souveraineté politique, la justice sociale et l’indépendance Economique. L’autre figure emblématique du Péronisme est Eva Perón, sa femme qui va mettre au premier plan les droits des femmes à travers le suffrage féminin en 1947 par exemple. A cette époque la dette externe diminua d’année en année. En 1952 elle est presque entièrement payée (réduction en 1955 à seulement 2 % du PIB). La Balance des paiements devient également positive mais ceci ne dura pas longtemps…

 

 

A la mort d’Eva Perón le gouvernement traversa une période de crise économique et la pression du peuple se fit plus marquée. Le 16 juin 1955 l’armée organise un coup d’Étatla casa rosada et la Plaza de mayo furent bombardées, 355 personnes décèdent durant l’attaque. Lonardi, Rojas et Aramburu sont les instigateurs du coup d’état.

L’Argentine et le FMI

Crédit et prêts du FMI
7.79 Un pays membre peut recourir au crédit du FMI
ou aux prêts de la facilité pour la réduction de la pauvreté
et pour la croissance (FRPC) pour acquérir des
devises supplémentaires auprès du FMI. Sur le plan
économique, l’utilisation du crédit du FMI et des prêts
de la FRPC aboutissent au même résultat — c’est-à-
dire que le pays qui contracte ces accords accède à des
devises contre l’engagement de respecter un ensemble
de conditions. Le crédit comme les prêts du FMI sont
classés comme prêts dans les autres investissements,
bien que les deux types d’accord soient exécutés de
façon différente :
• Dans un prêt FRPC, le pays membre emprunte des
devises qu’il s’engage à rembourser. Ces prêts n’ont
pas d’incidence sur le compte n° 1 du FMI.
• Lorsqu’un pays membre recourt au crédit du FMI,
il «achète» des devises au FMI en échange de
sa monnaie nationale. L’utilisation du crédit du
FMI est présentée comme l’engagement du pays
membre (en DTS) dans la balance des paiements
et la PEG, tandis que la vente de monnaie nationale
au FMI au compte n° 1 n’apparaît pas comme
une transaction de la balance des paiements ni de
la PEG. Les engagements au titre des accords de
crédit du FMI sont éteints lorsque le pays membre
«rachète» sa monnaie nationale avec des devises.

Manuel de la Balance des paiements /FMI  – Sixième édition (MBP6)

A partir de 1956 la dette externe croît à un taux beaucoup plus fort comparativement à la période 1824-1955. Les politiques économiques des gouvernements Argentins et le système financier international appuyé par des institutions comme le Fond monétaire International et la Banque Mondiale, couplé à une inflation très forte sont les principales causes de l’augmentation spectaculaire de la dette externe dans la seconde moitié du 20ème siècle.

deuda externa en dollares

Sur le plan politique le gouvernement militaire de Aramburu utilise la répression, Perón et d’autres membres influents de  l’ancien gouvernements sont obligés de s’exiler.Pedro Eugenio Aramburu adhère au FMI en 1956, dénationalise les dépôts bancaires, supprime le contrôle sur le commerce extérieur, abroge les modifications faites en 1949 par Perón dans la Constitution et supprime l’article 40 qui garantie l’appartenance des ressources naturelles à l’État Argentin. Aramburu prend auprès des banques européennes un crédit de 700 000 000 $ pour financer les importations Européennes, il est supposé être remboursé en 1 an ce qui ne se produisit pas. Sous l’impulsion du ministre français des finances  le Club de Paris fut créé, il est composé des créanciers de l’Argentine et l’objectif principal du club est d’étudier la renégociation de la dette externe de l’Argentine. En 1958 la dette externe dépasse le milliard de dollars, sous Frondizi en 1962 elle passe à plus de 1.8 milliards $, et sous José María Guido elle approche les 2.1 milliards $.

En total, hubo ocho renegociaciones de distintas líneas de crédito entre el Club de París y la Argentina. La primera se selló en 1956 (año de la creación de este grupo); la segunda, en 1962; luego vinieron 1965, 1985, 1987 y 1989, que fueron canceladas. Además, hubo dos intentos de negociar la deuda contraída en 1983 (ahora en disputa), que fueron en 1991 y en julio de 1992. Casi una década después, el país declaró el default en 2002 y dejó de abonarla. En septiembre de 2008, Cristina de Kirchner anunció que se iban a cancelar los u$s 6.750 millones utilizando reservas internacionales de libre disponibilidad del Banco Central. Pero pocos días después, se profundizó la crisis internacional -cuando el banco Lehman Brothers quebró- e hizo que se postergara el pago, todavía inconcluso.  – Maria Iglesia 

De 1963 à 1966 le gouvernement de Arturo Illia ne peut pas contrôler l’inflation galopante, en marge de ce phénomène on constate une croissance du PIB, sa position national-démocrate et pro-agriculture qui favorisa la croissance des exportations (1963 : 1365 million$ -> 1966 : 1593 millions$) permit une balance des paiements positive et une réduction importante de la dette externe. Durant ces années aucun emprunt ne furent négociés avec le FMI et l’extérieur. La politique défensive nationale est aussi marquée par l’annulation de contrats avec les entreprises pétrolières et un contrôle plus stricte dans le secteur de la santée. La dette externe passe de 2100 millions de dollars à 1762 millions de $ en 1966. Le 28 juin 1966 un coup d’État mit fin à cette politique. Après le coup d’État deux lignes politiques se dessinent; une doctrine nationale-cléricale incarnée par Onganía, Borda , Senorans …  Et de l’autre une doctrine libérale et pro financière incarnée par Lanusse , K.Vasena, Alsogaray … A la fin du régime militaire la dette externe s’élève d’environ 3,8 milliards $. Krieger Vasena qui était ministre de l’économie et qui avait des liens étroits avec le monde de la finance contracta un emprunt auprès du FMI qui réclama en échange de fortes garanties, c’est pour cela qu’à cette période de nombreuses entreprises passèrent sous pavillons étrangers  (majeure partie Americains). La vague de privatisation s’accompagna par une loi de libéralisation financière, les secteurs stratégiques du pétrole et autres ressources naturelles virent affluer des capitaux étrangers. Parallèlement un plan de dépenses publiques pour de grands ouvrages fut mis en place et un accord avec les entreprises sur le contrôle des prix limita l’inflation, s’ajoute aussi une dévaluation de la monnaie.

Le retour des peronistes et de la démocratie débute en 1973 avec Héctor J. Cámpora (diminution de la dette fin 1973 à 3,559 milliards de $) puis Juan Domingo Perón qui rentre d’exil, il décède peu de temps plus tard en 1974, María Estela Martínez de Perón prit alors les rênes du gouvernement mais ce fut de courte durée car un nouveau coup d’État survint en 1976. La nouvelle dictature militaire est considérée comme la plus terrible de l’histoire du pays, des milliers de personnes furent tuées par les balles de la répression militaire, d’autres furent portées disparues (los desaparecidos). Sur le plan économique le chômage explosa,les salaires baissèrent, les importations augmentèrent, la destruction de certaines parties de l’industrie nationale causa une perte de compétitivité qui entraîna une situation économique et sociale désastreuse avec plus de 45.4 milliards de $ de dette externe. La dictature durera de 1976 à 1983 avec successivement au pouvoir Videla et son ministre de l’Économie J. Martinez de Hoz, Viola, Galtieri et Bignone. La situation à la fin de la dictature semblait tellement désespérée qu’un appel à des élections nationales fut émis.

Le FMI a accordé des prêts considérables à la dictature militaire, on lui reprochera d’avoir permis à la dictature de pouvoir trouver les financements adéquats pour ses politiques liberticides. La dictature à profité de taux d’intérêts extrêmement bas pour la simple raison qu’il y avait sur le marché financier une abondance de capitaux  provenant des pétromonarchies.

On estime que la dette engendrée par le régime militaire de 1975 (8 Mds de $ ) à 1983 (45Mds de $) que l’on appelle aussi deuda vieja  est constitué pour 44% de la fuite des capitaux, pour 33% des intérêts aux grandes banques étrangères et institutions internationales et pour 23% de matériel militaire.

Alfonsín, Menem et le Plan Brady 

Alfonsín rétablit la démocratie et les droits fondamentaux humains et promet de supprimer la pauvreté, son discours est social-démocrate avec pour slogan « Avec la démocratie on mange , on s’éduque et on se soigne »

Vamos a vivir en libertad. De eso, no quepa duda. Como tampoco debe caber duda de que esa libertad va a servir para construir, para crear, para producir, para trabajar, para reclamar justicia – toda la justicia, la de las leyes comunes y la de las leyes sociales -, para sostener ideas, para organizarse en defensa de los intereses y los derechos legítimos del pueblo todo y de cada sector en particular. En suma, para vivir mejor; porque, como dijimos muchas veces desde la tribuna política, los argentinos hemos aprendido, a la luz de las trágicas experiencias de los años recientes, que la democracia es un valor aún más alto que el de una mera forma de legitimidad del poder, porque con la democracia no sólo se vota, sino que también se come, se educa y se cura. Termina hoy el estéril tutelaje sobre los habitantes de este país. 

Mensaje presidencial del Dr. Raúl Alfonsín a la Honorable Asamblea Legislativa, Buenos Aires, Imprenta del Congreso de la Nación, 1983.

Il choisit comme ministre de l’économie Bernardo Grispún qui tenta de tenir tête aux institutions du système financier international en mettant en avant deux types de dette, la dette légitime et la dette illégitime (deuda odiosa), il ne restera pas longtemps au gouvernement (15 mois).

  • La dette légitime est la dette qui est contractée par un gouvernement élu démocratiquement par le peuple.
  • Par opposition la dette odieuse ou illégitime est la dette contractée par des gouvernements arrivés au pouvoir par la force.

Considérant cette définition la majeure partie de la dette des pays du tiers monde est concernée par la dette odieuse comme le fait remarquer Noam Chomsky dans un interview

An economist who is now U.S. Executive Director of the International Monetary Fund, Karen Lissakers, pointed out several years ago that Washington’s principles, “if applied today, would wipe out a substantial part of the Third World indebtedness” because it was imposed under unfair conditions of power and subordination. – Noam Chomsky

C’est aussi durant ces années que l’inflation atteint des records ( hyperiflación), en 1985 Sorrouille le successeur de Grispún entame une politique d’austérité, le peso disparaît faisant place à l’austral,on assiste à un contrôle des prix pour lutter contre l’inflation, un gel salarial, et une politique monétaire restrictive, ces mesures font suites aux recommandations du FMI.L’inflation va effectivement diminuer mais le climat économique est fragile, un plan de sauvetage (plan primavera) est alors initié mais n’est pas concluant, la crise monétaire de 1989 est provoquée par une forte dévaluation de la monnaie austral, elle conduit à des « bank runs » (corrida bancarias) et à un taux de pauvreté très élevé car le pouvoir d’achat ne permettait même plus de pouvoir se procurer des biens de premières nécessités. A la fin de l’année 1989 Alfonsín quitte la présidence de la nation et laisse une dette extérieure de 59 Mds de $ et un pays qui souffre.

Animation du journal La nacion

Animation – La Nacion

 

De 1989 à 1999 Carlos Menem assure la présidence avec comme ministre de l’Economie Cavallo. Il va nationaliser la dette privé, et va revenir au peso en égalisant 1 peso = 1 dollar (plan de convertibilidad) ce qui va fortement impacter une nouvelle fois l’appareil productif à travers la perte de compétitivité à l’exportation, de nombreuses entreprises n’ayant pas su s’adapter firent faillite. La balance des paiement devint négative car on importa plus que l’on exporta. L’unique moyen de maintenir le modèle de convertibilité fut de maintenir un endettement quasi-constant et 10 ans plus tard la dette externe passa de 63 Mds$ à 130 Mds$. La fuite des capitaux est engendrée par le rapatriement des bénéfices des entreprises étrangères qui possèdent des parts (actions ou obligations) importantes dans des entreprises qui ont été privatisés durant le plan de libéralisation de l’économie. On peut mentionner que les recettes de l’Etat furent diminuées à cause des privatisations nombreuses. Ainsi Menem ne tenu aucune de ses promesses durant sa présidence sauf une, la réduction de l’inflation grâce au plan de convertibilité.

Les privatisations des entreprises stratégiques (le pétrole avec YPF , la radio, la compagnie nationale aéronautique , l’eau, les chemins de fers etc…), les corruptions en séries,les affaires des envoies d’armes en Bosnie, les démantèlements d’usines, les surévaluations de compagnies argentines concernées par la privatisation, la mise en place de la politique dictée par le FMI et la banque mondiale qui engendra la baisse des salaires et la baisse des indemnités du chômage, sont autant d’éléments qui poussèrent Menem vers la sortie.

Le plan Brady

Le 10 mars 1989 Nicholas Brady présenta une proposition pour la restructuration de la dette externe des pays du tiers- monde qui se résume comme une légère diminution de la dette externe en contrepartie d’une nouvelle stratégie de flexibilisation de l’Économie ainsi qu’une redistribution des recettes fiscales vers les intérêts de la dette en dépits des conditions délétère de la population.

El plan Brady supuestamente significaría un alivio para la deuda soberana entre 1992 y 1993. Pero no fue así. Cuando Argentina entró al plan su deuda era de US$63.000 millones, y se refinanció US$33.000 milones. Pero para el año 2000 la deuda, después de costosísimos pagos, era de US$150.000 millones

Olmos Gaona -Universidad de Buenos Aires

Les gagnants de ces accords sont principalement les banques privées créancières car leur exposition sur la dette externe argentine fut transféré en partie aux institutions financières internationales comme le FMI et la banque mondiale. A contrario des prévisions de Cavallo la dette externe ne fut pas réduite.

Documentaire sur la deuda externa (« eterna ») pendant les années 80, 90 et 2000

Fernando De la Rua et la crise de 2001

De la Rua est élu président en 1999 il nomme son ministre de l’Economie, José Luiz Machinea qui poursuit la politique de son prédécesseur, le taux de pauvreté et de chômage sont à leurs paroxysme et le peuple descend dans la rue avec pour slogan « el pueblo no se va » le peuple ne part pas!

UNICEF effet de la crise 2001 Maggie Iglesias

UNICEF effet de la crise 2001 Maggie Iglesias

De semaine en semaine les manifestations redoublent d’intensités. En 2000 le vice-président Alvarez quitte son poste, l’annonce provoque une fuite de capitaux importante. Dans la même année le pays passe un accord « bouclier » extraordinaire pour 32.7 Mds$ avec le FMI, la Banque mondiale et l’Espagne (blindaje financiero) pour prévenir toute urgence  à conditions que le gobierno converge vers l’équilibre fiscal, diminue ses emprunts et applique une politique de dérégulation.Or les conditions ne furent pas remplies (nouvelle fuite de capitaux) et Machinea céda sa place à Lopez puis à Cavallo qui revient, ce dernier tenta une nouvelle fois de négocier un plan de refinancement (megacanjo) et cette fois, après le passage de la loi sur le déficit zéro (ley deficit cero) les créanciers acceptent. Le megacanje à seulement permit au gobierno de ne pas faire défaut sur les échéances de sa dette mais pas de la diminuer (+10Mds$), de plus l’impact sur la population est quasiment inexistant. Fin 2001 la confiance des acteurs économiques est au plus bas suite à des rumeurs de cessations de paiements, une deuxième fuite de capitaux de 13 Mds$ provoqua la grande crise de 2001, le gouvernement fit effectivement défaut sur sa dette. Elle s’élève à présent à 144 000 millions de $.

La solution trouvée pour empêcher la fuite des capitaux fut de bloquer les dépôts bancaires (el corralito), il était alors très difficile de faire des retraits pour cause de restriction ce qui entraîna des pillages et le décret de l’état de siège. Dans la foulée De la Rua démissionne le 20 décembre 2001.

Crise de 2001 et contestations populaires

Crise de 2001 et contestations populaires – source JDD/Reuters

Après une période d’instabilité politique où pas moins de 3 présidents se succèdent en 1 an, Duharte accède au pouvoir de 2002 à 2003, il supprime la fixité du change par rapport au dollar (ley de convertibilidad) et passe à un taux de change semi-flottant:

taux de change semi- flottants

Taux de change flottant contrôlés- El País

A la fin de son mandat la dette externe augmenta de 47 Mds$, en 2003 de nouvelles élections amènent à la présidence de la nation Nestor Kirschner, il continua de maintenir la dévaluation de la monnaie en accord avec la banque centrale. Entre 2003 et 2007 les exportations augmentèrent de 83% ce qui permit au pays d’assainir les comptes publiques et de retrouver le chemin de la croissance, de plus, les courbes du chômage et de la pauvreté s’inversèrent. En 2002 la dette représente 151% du Produit Intérieur Brut (166Mds$), à la fin de l’année 2003 le pays rembourse 9,810Mds$ au FMI et solde une part de sa dette. Vers la fin 2007 la dette ne représente plus que 56% du PIB (108Mds$). Ci-dessous l’histogramme d’évolution du ratio de la dette au PIB où l’on peut constater la crise de la dette entre 2001 et 2004.

dette publique / PIB

dette publique / PIB

Rapport d’information sur la dette – cabinet de consulting Finsoport

 

 Analyse de la Balance des paiements

La balance des paiements est un état statistique qui permet d’enregistrer l’ensemble des flux financiers dans une période entre résidents et non résidents d’une économie, parmi ces différents postes on trouve le solde du compte de transactions courantes . Le solde du compte courant ( Cuenta Corriente), appelé ici CC, il traduit la capacité ou le besoin de financement de l’économie nationale. Il est obtenu par l’addition des soldes des quatre comptes de la
balance des paiements dans sa partie haute :

CC = (X – M) + solde des revenus (revenus d’investissements)+ solde des transferts courants + autres revenus

avec X : les exportations , M les importations et la différence correspond à la balance commerciale

  • Si CC >0, le pays gagne plus qu’il ne dépense et est prêteur vis à vis du reste du monde.
  • Si CC<0, le pays dépense plus qu’il ne gagne; il est emprunteur.

Chaque année du gouvernement de Carlos Menem les comptes courants sont négatifs ainsi que pendant la crise de 2000/2001. De 2002 à 2009 les comptes courants sont tous successivement positifs, et enfin de 2010 à 2014 il redeviennent négatifs. Tout déséquilibre de balance courante doit
être exactement compensé, soit par le compte financier du secteur privé (solde de la balance des capitaux), soit par une variation des avoirs officiels extérieurs nets (∆ R.I = Variación Reservas Internacionales).

On a donc à l’équilibre de la Balance des paiements :  CC+ CKF + EO = ∆ R.I 

(CC : Cuenta Corriente , CKF : Cuenta capital y financiera , EO: Errores y Omisiones Netos )

Balance des paiements de 1992 à 2014 
Balance des paiements depuis 1992 jusqu’à 2014

Balance des paiements depuis 1992 jusqu’à 2014

Les facteurs qui influencent  le compte courant sont la politique commerciale extérieure, la politique douanière, les flux migratoires, les accords commerciaux internationaux, les prix internationaux des matières premières, l’intensité de la mondialisation (exposition aux marchés financiers etc…), la diversification du commerce de biens et services et les mouvements de capitaux liés à la mobilité de la main d’oeuvre entre autre.

Le compte de Capital et financier est influencé par la politique d’investissement extérieure, les politiques de changes internationales et les régimes de changes, les restrictions sur la dette externe, la stratégie d’endettement des secteurs publique et privé, le profil de maturité de la dette mais aussi les autres crises financières mondiales, les restriction d’entrée/sortie de capitaux, concernant la dette exterieure publique les facteurs d’influence sont les échanges de dettes interne /externe,les transformations de dettes courtes en dette longues, et pour le secteur privé ce sont les mêmes que pour le secteur publique en ajoutant les flux étrangers pour les privatisations. 

La position extérieure, dans toutes ses composantes, est probablement l’agrégat statistique qui fournit la meilleure indication du degré d’ouverture financière d’une économie (mais il a des insuffisances). Elle sert ainsi de base au calcul du taux d’ouverture financière, défini comme le ratio du stock cumulé des avoirs et engagements extérieurs d’un pays
par rapport à son PIB, soit formellement :

 Ai,j,t représente les avoirs du pays i détenus dans le pays j à la fin de la période t (Aj,i,t représentant donc les engagements du pays i vis-à-vis du pays j) et PIBi,t le PIB du pays i au cours de la période t.

Ai,j,t représente les avoirs du pays i détenus dans le pays j à la fin de la période t
Aj,i,t représentant donc les engagements du pays i vis-à-vis du pays j) et       PIBi,t le PIB du pays i au cours de la période t.

L’inflation et la dette externe 

L’inflation est la hausse générale des prix à la consommation, elle est causée par le grossissement de la masse monétaire en circulation (en théorie), son augmentation engendre des coûts plus élevés des facteurs de production et donc un coût global de production plus élevé répercuté sur les prix, on voit bien ici la spirale inflationniste. Pour les ménages la baisse du pouvoir d’achat (qui correspond à la dépréciation de la monnaie et donc de leur salaire réel) conduit à des négociations salariales..Pour l’État le déficit budgétaire se creuse.

Dans des circonstances extrêmes, avec des niveaux de
dette très élevés, et si la politique monétaire doit être
durcie, il n’y a aucun moyen de dégager l’excédent
primaire nécessaire. Il n’existe alors pas d’« état du
monde » dans lequel la contrainte budgétaire et
l’objectif de stabilité des prix puissent être satisfaits
simultanément. Les économies doivent alors choisir
entre le défaut souverain et l’inflation.

Revue de stabilité financière Banque de France 

L’hyperinflation de 1989-1990 à pour conséquences de réduire la taille du secteur financier et d’éroder progressivement aussi bien l’efficience du système des prix que l’utilité de la monnaie nationale comme réserve de valeur, unité de compte et moyen d’échange: l’hyperinflation ramène ainsi l’économie, à l’extrême,
quasiment au stade du troc, c’est pour cela que l’on a constaté une vente importante du peso contre des devises étrangères plus sures ( demande de dollars) ..

Inflation en Argentine ( data INDEC) réalisé par Kevv

Inflation en Argentine 1945-2015 (data INDEC) réalisé par Kevv

Les fonds Vautours spéculent sur la dette externe

Les fonds « vautours » ou « buitres » sont des fonds d’investissements (hedge funds) qui achètent des titres de dettes d’Etat à bas prix émises par des débiteurs en difficulté ou proches du défaut de paiement. Pendant la crise de 2001 ces fonds vautours ( EM Ltd  et NML Capital, Ltd ) ont racheté des titres de la dette souveraine Argentine à 20% de leur valeur initiale, le prix est bas car ce sont des dettes à très haut risque, elles ont donc un rendement très élevé, ensuite ils attendent que la valeur s’apprécient avant de poursuivre en justice la république d’Argentine. Les fonds vautours se sont systématiquement exclus des processus de restructuration de la dette dans le but de récupérer intégralement leur plus value.

Fondos Buitres

Fondos Buitres

Les fonds vautours viennent très récemment(Mars) de trouver un accord avec le gouvernement argentin du président Macri en acceptant une décote de 25% des titres de créances mais l’accord doit d’abord passer devant le parlement Argentin.

l’Argentine paiera «environ 4,65 milliards de dollars» afin de solder les différends juridiques à New York et ailleurs dans le monde, a annoncé le médiateur américain Daniel Pollack. «C’est un pas de géant, mais pas l’étape finale», a ajouté le médiateur. L’accord de principe doit en effet encore être validé par le Parlement argentin. Libération 01/03/2016

Cet accord met fin à une décennie de bras de fer entre les deux acteurs.

Conclusion ( en cours de révision)

De nombreux coups d’états combinés à des politiques budgétaires et monétaires très différentes et une inflation incontrôlable ont façonné l’histoire de l’Argentine. Il est indéniable que la dette externe a freiné le développement économique de l’Argentine et a conduit à des dérèglements sociaux profonds. Aujourd’hui la dette externe de l’Argentine est revenue sur des niveaux plus soutenable mais la croissance tend à osciller aux alentours de 1%, la pauvreté a cependant fortement diminuée, et l’inflation s’est stabilisée même si des controverses sur la véridicité des chiffres entre l’INDEC , le FMI et d’autres institutions sont apparus ces dernières années 5.


Sources / fuentes

1. [De la banca Baring al FMI: historia de la deuda externa argentina by Norberto Galasso]

2. [La memoria de la deuda: una deuda con la memoria- Carlos Julia]

3. [Historia y evolución de la deuda externa argentina Por Elio H. H. Carro]

4. [El mejor presidente argentino]

5. [Here’s the Real Legacy of the Kirchners in Argentina]

Nacimiento y reproducción de la deuda externa

Histoire des dettes externes et internes de l’Argentine par le président du crédit publique en 1881: Pedro Agote

Musée de la dette externe de l’université de Buenos Aires

Lettre d’information 2014 – Finsoport Consulting

Historia_de_la_deuda_externa_argentina

Como empezo la deuda externa–  la Nacion  

Le guide du FMI 

http://www.mecon.gov.ar/progeco/dsbb.htm

http://www.indec.gov.ar/nivel4_default.asp?id_tema_1=3&id_tema_2=35&id_tema_3=45

http://www.eumed.net/libros-gratis/2005/av/2b.htm

http://www.ambito.com/diario/noticia.asp?id=553868

https://es.wikipedia.org/wiki/Anexo:Evoluci%C3%B3n_del_%C3%8Dndice_de_Precios_al_Consumidor_en_Argentina

http://www.lanacion.com.ar/1275264-el-austral-la-moneda-que-se-contaba-en-cientos-de-miles

https://chomsky.info/19990312/

http://www.lagaeta.com.ar/nota/566116/nacional/con-democracia-se-cura-se-come-se-educa-decia-alfonsin.html

http://www.elhistoriador.com.ar/documentos/raul_alfonsin/raul_alfonsin_mensaje_presidencial_10_de_diciembre_1983.php

http://www.bbc.com/mundo/noticias/2012/10/121022_argentina_barco_ghana_bonos_brady_vh.shtml

http://jlarrosa.tripod.com/files/brady.pdf

http://www.bbc.com/mundo/noticias/2011/12/111222_argentina_default_una_decada_despues_vs.shtml

http://chequeado.com/el-explicador/ila-argentina-se-desendeudo-o-no-durante-el-kirchnerismo/

http://www.mecon.gov.ar/onp/html/#

http://www.mecon.gov.ar/onp/html/series/Serie6506.pdf

http://www.contrepoints.org/2012/10/31/102630-dette-linflation-est-elle-la-solution

http://www.liberation.fr/planete/2016/03/01/l-argentine-solde-son-contentieux-avec-les-fonds-vautours_1436698

http://www.usal.edu.ar/archivos/eco/docs/doc5.pdf

Archivo Histórico de Radio y Televisión Argentina

 

N’hésitez pas à me contacter si vous constatez des erreurs (possibilités dans les montants de dettes calculé par les économistes)

Kevv

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