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Mois : juin 2016

Siddhartha- Hemann Hesse

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Je ne vais pas analyser en usant de toute sorte de théories pompeuses l’oeuvre d’Hermann Hesse mais juste peindre un tableau des passages marquants du chef d’oeuvre Siddhartha, avant cela comme à mon habitude je dresserai le portrait de l’auteur en utilisant la délicieuse préface de Jacques Brenner, je n’irai pas jusqu’à dire que la préface procure de semblables émotions au contenu mais elle m’a tout de même étonnée, plutôt, la vie d’Hermann Hesse est fascinante et je m’y suis confondu sur quelques aspects par moment.

Hermann Hesse : Une vie alternative

Hermann Hesse est né le 2 juillet 1877 à Calw, il grandit au sein d’une famille protestante, sa mère était né au Indes et son père d’origine Germano-balte fut pasteur. Il a une enfance difficile, il était souvent en dépression et tenta a plusieurs reprises de mettre fin à sa vie, on retrouve dans son roman l’Ornière quelques péripéties de son enfance. Son esprit rebelle se schématise par un rejet de l’autorité familiale mais aussi scolaire. Il commença des études pour devenir libraire car il avait déjà un lien étroit avec les livres, après un échec il commença a travailler comme mécanicien, métier qu’il trouva trop monotone, puis reprit ses études de libraires plus sérieusement. Quelques années plus tard il deviendra antiquaire.

Depuis l’âge de treize ans j’étais convaincu que je devais être poète ou rien du tout 

Hesse était profondément attiré par les Indes, probablement à cause du contexte familial. Après quelques succès littéraires il part aux Indes en 1911 où il découvre la culture indienne mais il est déçu car il pensait découvrir « le paradis des hommes simples » dont lui avaient si souvent parlé ses parents. Il ajoutera ;

Voilà longtemps que nous avons perdu le paradis, et le paradis nouveau dont nous rêvons , ou que nous voulons édifier, ne se trouvera pas sur l’équateur ni au bord des mers chaudes d’Orient: il est en nous et dans notre avenir d’hommes du Nord

A son retour, la première guerre mondiale débute, sa maison sera détruite et il se retira dans un petit village près de Lugano où il se fit ermite. C’est là qu’il écrira Siddhartha en 1922  dans lequel il se replonge dans l’atmosphère spirituelle Indienne et nous livre un individualisme profond, un rejet familial et une ôde à la nature.

Siddhartha

Je n’ai pas encore bien compris pourquoi les éditeurs s’étaient tous empressés de mettre Gotama en première de couverture et non Siddharta mais sans doute ont-ils plus retenu les leçons de Bouddha que de Siddhartha, je me propose donc avant toute chose de retenir quelques couvertures du livre Siddharta;

Le roman Siddhartha se traite comme un roman éducatif qui suit les pérégrinations de Siddhartha, un jeune Samana en quête de délivrance spirituelle, il quittera son meilleur ami par refus d’embrasser la doctrine de Bouddha et choisira de parcourir un chemin, son chemin, en bravant la peur de l’incertain, il rencontrera l’amour  et aura un enfant, il s’écartera de la paix intérieure et quittera sa famille pour tenter de retrouver ce chemin qu’il ne peut fuir pour enfin communier avec la nature, le Tout.

Suivre sa propre doctrine

Le vrai chercheur celui qui a vraiment le désir de trouver ne devrait embrasser aucune doctrine. Par contre celui qui avait trouvé pouvait les admettre toutes , comme il pouvait admettre toutes les voies, toutes les fins. (p.123)

La quête de la délivrance spirituelle se fait non pas en suivant une doctrine pré-établie où en suivant un maître spirituel nous dit Siddhartha, la voie de la délivrance se réalise par ses propres recherches, ses propres pensées, par la connaissance et par l’illumination c’est ce que dira Siddhartha au Bouddha ( p.50-51) :

Et voilà ma pensée ô Sublime : personne n’arrivera à cet affranchissement au moyen d’un doctrine. A personne ,ô Vénérable! tu ne pourras traduire par des mots et par une doctrine ce qui t’es arrivé au moment de ton illumination 

Le fourvoiement du moi  dans les vers sacrés, les prescriptions rituelles, la mortification, l’avait coincé dans un excès de zèle et dans une supériorité nauséabonde à l’opposé de la véritable Sagesse. C’est pour cela qu’il était allé se perdre dans le monde superficiel et matérialiste des richesses et des plaisirs; la ville. Là-bas le faux Sage, le faux Prêtre, l’usurpateur qui l’habitait s’envola définitivement. Après un écœurement et un désespoir terrifiant, ce fut au tour de l’homme avide et vaniteux de le quitter. Et la suite me direz vous, la voici ;

Du sommeil de l’ancien Siddhartha un nouveau Siddhartha était né.Celui là aussi deviendrait vieux et il lui faudrait aussi mourir un jour: Siddhartha passerait comme passerait toute chose.Mais pour l’instant il se sentait plein de jeunesse et, comme un enfant il s’abandonnait tout entier à la joie. (p.110)

La vie de Siddharta est un long voyage échelonnée de décès et de renaissances vers une destination inconnue en quête du véritable Moi et de la délivrance éternelle.

KEVV

George Soros a t-il touché le jackpot avec le Brexit ?

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George Soros et le Soros Fund Management 

George Soros est né à Budapest le 12 août 1930, il grandit dans un famille juive hongroise puis émigre au Royaume-Uni en 1947 où il entreprend des études d’économie à la London School of Economics. Il obtient un bachelor of science en 1951 et un PhD en 1954 en philosophie et commence à travailler, la même année, dans une petite maison de courtage de la City londonienne fondée par deux associés hongrois.Il crée en 1969 son premier propre fonds offshore dans les Antilles à Curaçao le fonds Quantum Fund of Funds. Il gère son fonds depuis New York avec sa société de gestion le Soros Fund Management LLC. Il investit dans son fonds ses propres économies en plus de l’argent de ses premiers investisseurs qui sont principalement la Banque Rothschild Paris et Heldring & Pierson. Il est connu comme un des plus grands spéculateurs sur devises de la planète.

Le coup de génie de 1992 : Black Wednesday 

En 1992 Soros prédit l’effondrement du Système monétaire Européen et spécule sur l’effondrement de la livre Sterling. Le 15 août 1971, la convertibilité du dollar en or fut suspendue par le président américain Nixon ce qui marqua la fin du système de Breton Woods et la généralisation des changes flottants en 1973, les pays qui constituaient la Communauté Economique Européenne ( créée en 1957 avec le traité de Rome) ont essayé de construire un système monétaire dans lequel les devises européennes pouvaient fluctuer à l’intérieure d’une marge contrôlée de fluctuation: Le Serpent Monétaire Européen. Les banques centrales devaient maintenir leur monnaie dans un tunnel de variation de + ou -2.25% autour de leur parité bilatérale et garantir la stabilité des monnaies. Le mécanisme durera jusqu’en mars 1978, après cette date une série de négociations visent à mettre en place le SME ( Système monétaire Européen), dés 1979 les marges de fluctuations d’abord proches de celle du serpent deviennent plus flexibles et un contrôle des monnaies par rapport à l’ECU ( la monnaie fictive européenne) est mis en place, des dévaluations périodiques sont aussi accordées. A cette époque c’est la crise en Angleterre, cette dernière n’adhère pas au mécanisme de change du SME lors de sa création, mais en octobre 1990 Margareth Thatcher prend la décision d’entrer dans le mécanisme de change du SME malgré une inflation forte ( 3 fois celle de l’Allemagne) et des taux d’intérêts élevés en indexant le pound à 2.95 Deutsche Mark. De l’autre coté de la manche la réunification Allemande génère un choc monétaire sans précédent et les transferts de l’ouest vers l’est avoisine les 139 milliards de Marks en 1991, ce qui représente pratiquement la moitié de l’épargne privée de l’ouest à cette période. Ce qui a pour effet une forte augmentation de l’inflation en Allemagne ; en guise de contre attaque la bundesbank décide de resserrer drastiquement la politique monétaire et donc d’augmenter les taux d’intérêts. Le premier pays à en faire les frais est l’Italie, la lira est dévaluée de 4%. Les cambistes craignent le même scénario pour l’Angleterre car il ne voient pas la pays augmenter ses taux d’intérêts pour suivre les allemands et réduire l’écart de taux, ils vendent donc de la Livre Sterling  pour acheter du Deutsche Mark du fait des taux plus élevés en Allemagne. Ceci causa de nombreux stress sur les monnaies du SME.

Plus d’infos sur le SME et les mécanismes de changes sur : http://www.captaineconomics.fr/-le-serpent-monetaire-europeen-et-le-systeme-monetaire-europeen

Le différentiel de taux entre UK et Germany était très important et les investisseurs pressentaient un réajustement.

rates 1992

Le 23 février de la même année le traité de Maastricht est signé, il prévoit plus de coopération entre les pays Européens et une monnaie unique (euro), mais quelques mois plus tard le rejet par le Danemark, par référendum, du Traité portant sur la création de l’Union Économique et Monétaire( UEM ) inquiète les marchés financiers ( il sera finalement refait puis adopté en 1993). La campagne pour le référendum français sur le même sujet aggrave les incertitudes sur le devenir du projet de monnaie unique…

Les monnaies étaient donc mises sous pressions et sur-évalués par rapport au Deutsche Mark. Les spéculateurs se sont alors interrogés jusqu’à quand pouvait tenir le système en place.

Le 15 septembre 1992 George Soros décide d’entrer en action en vendant à découvert 10 milliards de livre sterling, comptant les acheter plus tard à un prix bien moindre: c’est un pari risqué à la baisse. Le lendemain la livre chute lourdement à l’ouverture, s’en suit une phase de fluctuations du taux de change qui devient incontrôlable, le pound subit « l’effet domino » et se dévalue de plus de 30% en 5 mois.

En « shortant  » la livre sterling,  Soros réalise un profit de 1 milliard £. La Bank of England perd la moitié de son stock, soit 19 milliard de dollars. Quelques jours plus tard l’Angleterre sort du SME tout comme l’Italie, l’Espagne quant-a-elle dévalue sa monnaie de 5%.

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Crisis of ERM ( 1992-1993) – Princeton University

 

Remake pour le Brexit ? 

Et bien non ! Soros n’a pas « shorté » ses positions en vue d’une dévaluation suite au référendum sur la sortie de la grande Bretagne de l’Union Européenne, en effet il n’a pas répété l’exploit de 1992 et a choisit de maintenir une stratégie « long »c’est à dire un status quo sur la paire GBP/USD et donc de ne pas parier contre une baisse de la livre sterling. Cette décision paraît surprenante au vue des déclarations que le milliardaire avait pu faire quelques jours avant le scrutin arguant que la livre pouvait chuter de plus de 20% par rapport au dollar et que les investisseurs sous-estimaient fortement l’impact de ce choc politique, Soros s’était aussi montré en faveur d’une sortie du royaume Uni de l’UE. Mais l’aversion au risque venait sans doute des bookmakers, des analystes et de leurs prévisions d’une victoire éclatante du « Oui ».

Now the catastrophic scenario that many feared has materialized, making the disintegration of the EU practically irreversible,” Soros wrote in a June 25 essay reflecting on the U.K. vote for Project Syndicate. “The consequences for the real economy will be comparable only to the financial crisis of 2007-2008. – Bloomberg 

Soros avait également mentionné que l’impact serait plus important à court et moyen terme pour les citoyens britanniques et leur économie.

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Mais d’autres investissements importants liés au Brexit 

C’est sur le German 30 index (DAX) que G.Soros a réalisé de nombreux profits qui excédent sans aucun doute une dizaine de millions d’euros en pariant sur une chute du cours de l’action de la Deutsche Bank, le pari contre le plus grand établissement allemand était toutefois osé si l’on regarde les positions des politiques qui n’affichaient aucune inquiétude et qui rejetaient l’interrogation sur les banques du Sud de l’Europe en Italie ou en Espagne. Soros Fund Management LLC a accepté une position de vente d’un montant de 0,51 % du capital-actions de la banque le 27/06 et de 0.46% le 28/06. Le fonds a emprunté environ sept millions d’actions d’une valeur de 100 millions d’euros et les a revendues pour un gain de plusieurs millions. Il faut dire que le Brexit ajoute peut être un choc de trop pour la banque allemande déjà dans la tourmente. On savait les difficultés que la banque allemande subissait depuis des années avec les affaires en tout genre libor, pénalités et sauvetage indirecte par les états membres de la zone Euro car la banque possédait beaucoup de dette grecque et irlandaise, mais c’est  plus particulièrement depuis février, que cette dernière faisait face à des replis historiques, le CDS affichait en outre un risque de 20% de faillite dans les 5 ans, le 27/06 le cours de l’action a touché encore une fois un plus bas historique à 12.07 euros. Et dire que 2 ans plus tôt seulement le cours de l’action cotait au dessus de 20 euros l’action allant jusqu’à 37 euros en janvier 2014. Du plus bas de 2015 l’action a perdu 52% de sa valeur par rapport au cours actuel de 12.58 euros l’action.

Un cours qui pourrait continuer à dégringoler en raison des incertitudes sur les futurs négociations avec la Grande Bretagne…

DBK

Cours de la Deutsche Bank 22/06 au 28/06

soros fund

 

Le Dax est malmené depuis 2015 va t’il faire de la résistance autour des  9100 , 8700 ou 8600 voir plus bas si cassure ? C’est la question on a tout de même un tendance baissière qui se profil sur plusieurs mois.

dax

 


http://priceonomics.com/the-trade-of-the-century-when-george-soros-broke/

http://www.latribune.fr/bourse/devises-forex/20130718trib000776400/soros-lhomme-qui-fit-sauter-la-banque-dangleterre.html

http://www.bloomberg.com/news/articles/2016-06-27/soros-was-long-the-pound-before-brexit-vote-says-spokesman

http://www.irishtimes.com/business/markets/george-soros-was-long-on-sterling-before-vote-1.2701552

http://www.sueddeutsche.de/wirtschaft/nach-brexit-referendum-george-soros-wettet-millionen-gegen-die-deutsche-bank-und-gewinnt-1.3054771

http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/de-quoi-la-deutsche-bank-est-elle-le-nom-550364.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/George_Soros

http://www.nytimes.com/1993/10/17/magazine/blaming-the-bundesbank.html?pagewanted=all

KEVV

Le Chômage, Fatalité ou nécessité ? Cahuc et Zylberberg

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Le livre paru en 2004 a remporté le prix Européen du livre d’économie la même année, cet ouvrage s’offre comme un condensé des thèses déjà émises  en économie du travail et ajoute un regard nouveau grâce à des chiffres marquants .

« Le temps n’est pas encore venu de dire que l’on a tout essayé en terme de chômage   »

Certains ouvrages d’économie sont à recommander pour qui veut aller au delà des quelques formules superficielles qui servent de prêt à penser économique. L’ouvrage de Pierre Cahuc et René Zylberberg, au titre provocateur « Le chômage, fatalité ou nécessité », est indiscutablement de ceux là.  Institut supérieur du Travail 

le chomage fatalité ou nécessité

Préface d’Olivier Blanchard

Comment promouvoir le le changement et le progrès en limitant les incertitudes et les pertes individuelles ?

-> Rebâtir l’assurance chômage

->Emploi pour les travailleurs peu qualifiés

->Réforme de la législation (indemnités, formation et recherche d’emploi

Chaque jour 10 000 emplois sont détruits et 10 000 se créent

  • Un processus de « destruction créatrice  » pour paraphraser Schumpeter est à l’oeuvre sur le marché du travail.
  • Il faut changer de mode de pensée pour mettre en place un système juste et efficace, pour cela il faut arrêter d’avoir la phobie du chômage.
  • Les auteurs nous disent que chaque nouveau gouvernement avance dans le brouillard car les reformes précédentes ne font l’objet d’aucune évaluation précise.
  • Il y a une polarisation du débat entre d’un coté les défenseurs de la « flexibilité » qui raisonnent en terme d’efficacité et de l’autre les partisans de l’intervention multidirectionnelle qui raisonnent en terme de justice sociale et d’équité (salaire minimum élevé, interdiction de licencier, allocations chômages et minima sociaux  généreux, emploi public et déficit budgétaire)
  • Loi des 15% : à l’échelle d’une nation chaque année, environ 15 % des emplois disparaissent et 15% apparaissent
  • Le déversement des emplois dans un même secteur d’activité est plus significatif qu’entre secteurs.
  • Chaque année 10% des entreprises Européennes disparaissent en moyenne et autant apparaissent (Bartelman – Scarpetta – Schivardi)
  • 70% des embauches se font en CDD, la part de l’emploi stable reste relativement faible ( données 2004)
  • La mondialisation n’aggrave pas le chômage (voir théorie du commerce international paradoxe de Leontief)
  • La théorie des licenciements boursiers ( licenciement -> augmentation des dividendes -> augmentation du prix de l’action ) n’est pas une loi car elle est réfutée par les études empiriques, en moyenne après une réduction d’effectif le cours de l’action de l’entreprise cotée baisse.( Farber et Hallock)

Le travail ne se partage pas

  • L’immigration n’aura pas d’effet sur les salaires ou le chômage si le pays à une capacité forte d’adaptation du capital ( moyens de production,infrastructures…)
  • La réduction du temps de travail tel que la loi Aubry (35h) n’a pas fait apparaître d’effet positif sur l’emploi d’après les deux études présentées ce qui n’est pas le cas  des allègements de cotisations patronales.

Le salaire n’est pas toujours l’ennemi de l’emploi

  • Opposition entre les théories keynésiennes pour lesquelles une hausse des salaires entraîne une hausse de l’emploi et les théories libérales pour lesquelles la relation est inverse car les hausses de salaires dégradent la rentabilité des entreprises. Qui a raison ? Tout le monde, mais dans certaines circonstances.
  • L’imposition d’un salaire minimum a un impact positif et durable sur l’emploi
  • Une hausse du salaire minimum peut augmenter le nombre d’embauche si l’employeur a un degré de contrôle ( en référence au degré de concurrence su le marché du travail) significatif sur le taux de salaire qu’il paie ( George Stigler -1946)
  • Le salaire minimum peut être bénéfique ou néfaste, tout dépend du point de départ (Est il proche des minima sociaux ,très éloigné ? )
  • En France de 1960 jusque 2000 le salaire minimum n’a cessé d’augmenter
  • Il faut mettre en balance l’impact du SMIC sur le coût du travail peu qualifié avec les allègements de charges des entreprises.
  • Il est indispensable de ne pas entraîner les personnes accidentés du travail dans une « trappe à inactivité » dû aux indemnités sociales.

Le travail doit payer

  • Le crédit d’impôt ou impôt négatif consiste a accorder des réductions d’impôt à ceux qui acceptent de prendre un emploi faiblement rémunéré (Prime Pour Emploi * 2001 France)
  • Le mécanisme d’intéressement crée des avantages temporaires qui favorisent la précarité
  • Si on décide de taxer les riches deux effets viennent à l’oeuvre ; l’effet Laffer consiste à dire que la hausse des taxes jusqu’a des niveaux trop élevé conduit à une baisse de l’activité et une baisse des recettes fiscales. Les riches étant peu, l’augmentation des recettes fiscales seraient minimes comparée à une taxation plus élargie.

Le chômage est utile

  • La recherche d’emploi est une activité économique utile
  • Il y a un véritable problème d’appariement entre offre et demande dans certains secteurs
  • On peut tirer trois enseignements des allocations versées aux chômeurs ( 1- Une forte diminution des allocations force une partie des chômeurs à trouver rapidement un emploi , 2- le taux de sorties de chômeurs le plus qualifiés double quand la fin de leur droits d’allocations chômage approche, 3-une partie des chômeurs ne retrouvent pas d’emploi le quatorzième mois après une forte diminution de leurs allocations.
  • Plutôt que « d’affamer » les chômeurs, un système plus juste doit être mis en place.
  • Une aide au retour à l’emploi consiste en une combinaisons d’aides personnalisés et de sanctions crédibles.

Protéger l’emploi autrement

  • La protection de l’emploi poursuit au moins trois objectifs; augmenter ou stabiliser l’emploi en diminuant les destructions, réduire les risques encourus par les salariés et inciter les entreprises  à tenir compte de la valeur sociale des emplois.
  • La rigueur de l’emploi n’a aucun effet significatif sur le taux de chômage mais elle accroît la durée du chômage et diminue le taux d’emploi
  • Il faut retenir qu’un licenciement engendre une externalité , c’est à dire que la valeur sociale d’un emploi dépasse sa valeur privée d’un montant égal au coup pour la collectivité de la personne licenciée pendant sa période de chômage.
  • L’emploi contribue à améliorer l’état de santé, à diminuer la criminalité,et permet une redistribution des richesses (ex : au sein d’une famille)
  • Un licenciement économique doit être justifié par la sauvegarde de la compétitivité et non son amélioration.
  • La fiscalisation de la protection économique est plus efficace que toute formes de contrôle économique et se  base sur la transparence et l’incitation.

L’éducation n’est pas une potion magique

  • Accroître systématiquement l’intervention publique en matière d’éducation, de formation permanente et de reconversion professionnelle n’est pas toujours la meilleure politique possible.
  • Aider les enfants et adolescents issus de milieux défavorisés est efficace.

Evaluer et changer les politiques publiques de l’emploi

  • En France plus de 80 dispositifs se sont succédé depuis 1970
  • Aides à l’emploi dans le secteur publique et associatif : créer des emplois à durée limité pour des publics en difficultés ,
  • Aides à l’emploi dans le secteur privé : subventions des entreprises pour la formation et l’embauche de publics particuliers
  • Les programmes de formations en entreprises et de remplacement temporaire d’un employé dans le secteur publique est efficace ( cas de la Suède)
  • Classement des mesures ; 1- subventions à l’emploi dans le secteur privé, 2- chômage simple , formation en entreprise et remplacement temporaire, 3-formation hors de l’entreprise et emploi temporaire dans le secteur publique
  • Les aides à l’emploi sont d’autant plus efficaces que l’emploi aidé est proche d’un emploi régulier

 

Grandes lignes du livre – KEVV


Réferences 

Le chômage , fatalité ou nécessité? – Pierre Cahuc et André Zylberberg

http://www.alternatives-economiques.fr/le-chomage–fatalite-ou-necessite–par-pierre-cahuc-et-andre-zylberberg_fr_art_180_20018.html

http://istravail.com/actualites-etudes/les-etudes-sociales-et-syndicales/10244-lu-pour-vous-le-chomage-fatalite.html

 

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