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L’auteur 

cevallos1979

Sémiologue et écrivain français (Né à Cherbourg en 1915-et mort à Paris en 1980).
Grande figure de la sémiologie ( étude des signes linguistiques) et du structuralisme français (vision holiste) des années 1950 à 1970

Le holisme dit J.C.Smuts est « la tendance dans la nature à constituer des ensembles qui sont supérieurs à la somme de leurs parties, au travers de l’évolution créatrice. » 

 

Il est attaché aux avant-gardes littéraires de son temps comme aux classiques, Roland Barthes concilia l’approche savante et le plaisir esthétique. Son rayonnement reste considérable sur la critique et les pratiques littéraires contemporaines.

 

Biographie de Roland Barthes- Larousse

 

Qu’est ce que la littérature pour Roland Barthes ? 

Dans sa leçon inaugurale au collège de France en 1977 Roland Barthes met l’accent sur un concept : le pouvoir,  dans ses premiers mots il assène une critique à l’opposition systématique que font les sociétés modernes à opposer les hommes par le fait que certains le détiennent et que d’autres n’en ont pas or le pouvoir est présent dans les classes, l’éducation, le langage etc… Le pouvoir est partout et est pluriel de plus il ne dépérit jamais dans l’histoire. Le discours du pouvoir est celui qui engendre la faute et la culpabilité.

 

Le langage est oppressif dans le sens ou il y a un discours de pouvoir en lui (« la langue est faschiste »).

Dès lors que j’énonce ces deux rubriques se rejoignent en moi : maître et esclave 

Leçon inaugurale audio au collège de France

 

 » Il ne peut y avoir de liberté qu’en dehors du langage »

Connu pour avoir redonné un souffle à l’étude des signes et des symboles, de ce qu’il appellera le mythe, il cherche des répétitions historiques dans le champs du symbolique.Dans un raisonnement puissant il évoque la liberté en tant que soustraction du pouvoir , et donc par définition une soustraction au langage.

Mais la soustraction au langage n’est pas possible il faudra donc trouver une parade ingénieuse et nécessairement tricher, un mensonge, (« un leurre magnifique ») car il ne conscoit ni la voie donné par Nietzche ni la voie de la foi religieuse.

J’entend en effet par littérature non un corps ou une suite d’oeuvre, ni même un secteur de commerce ou d’enseignement,mais le graph complexe des traces d’une pratique : la pratique d’écrire. Je vise donc en elle essentiellement le texte qui constitue l’oeuvre parce que le texte est l’affleurement même de la langue et que c’est à l’intérieur de la langue que la langue doit être combattue, dévoyée, non par le message dont elle est l’instrument mais par le jeu des mots dont elle est le théâtre.

« L’écriture fait du savoir une fête »

« Ecrire c’est tuer le désir d’écrire cette chose là »

« Qu’une langue quel qu’elle soit n’en réprime pas une autre »

 

Le degré zéro de l’écriture 

Qu’est ce que l’écriture ?  Écritures politiques ? L’écriture du Roman? Y a-t-il une écriture poétique ?  Triomphe et rupture de l’écriture bourgeoise , L’artisanat du style, Écriture et révolution, L’écriture et le silence, L’écriture et la parole , L’utopie du langage,

le degre zero

Qu’est ce que l’écriture ? 

On sait que la langue est un corps de prescriptions et d’habitudes, commun à tous les écrivains
d’une époque. Cela veut dire que la langue est comme une Nature qui passe entièrement à travers
la parole de l’écrivain, sans pourtant lui donner aucune forme, sans même la nourrir : elle est
comme un cercle abstrait de vérités, hors duquel seulement commence à se déposer la densité
d’un verbe solitaire. Elle enferme toute la création littéraire à peu près comme le ciel, le sol et leur
jonction dessinent pour l’homme un habitat familier

Opposition Ecriture / Parole 

Ce qui oppose l’écriture à la parole, c’est que la première paraît toujours symbolique, introversée, tournée ostensiblement du côté d’un versant secret du langage, tandis que la seconde n’est qu’une durée de signes vides dont le mouvement seul est significatif

Écritures politiques ! 

  • L’écriture révolutionnaire fut ce geste emphatique qui pouvait seul continuer l’échafaud quotidien
  •  A l’origine, l’écriture marxiste est donnée comme un langage de la connaissance | Liée à une action, l’écriture marxiste est rapidement devenue, en fait, un langage de la valeur
  • Dans l’écriture Stalinienne , où la définition, c’est-à-dire la séparation manichéenne, occupe désormais tout le langage, il n’y a plus de mot sans valeur : il s’agit de donner le réel sous sa forme jugée.
  •  il y a certainement aussi une écriture trotskiste et une écriture tactique, qui est celle, par exemple, du communisme français
  • L’écriture gaulliste appelle les communistes des « séparatistes »

L’intellectuel n’est encore qu’un écrivain mal transformé, et à moins de
se saborder et de devenir à jamais un militant qui n’écrit plus (certains l’ont fait, par définition
oubliés), il ne peut que revenir à la fascination d’écritures antérieures, transmises à partir de la
Littérature comme un instrument intact et démodé. Ces écritures intellectuelles sont donc
instables, elles restent littéraires dans la mesure où elles sont impuissantes et ne sont politiques
que par leur hantise de l’engagement. En bref, il s’agit encore d’écritures éthiques, où la conscience
du scripteur (on n’ose plus dire de l’écrivain) trouve l’image rassurante d’un salut collectif.Mais de même que, dans l’état présent de l’Histoire, toute écriture politique ne peut que confirmer un univers policier, de même toute écriture intellectuelle ne peut qu’instituer une paralittérature, qui n’ose plus dire son nom. L’impasse de ces écritures est donc totale, elles ne peuvent renvoyer qu’à une complicité ou à une impuissance, c’est-à-dire, de toute manière, à une aliénation.

Sans faire de raccourcis Barthes conçoit l’écriture politique et intellectuelle comme une « clôture » qui ne fait qu’aliéner

l’Écriture du Roman 

On s’explique alors ce que le passé simple du Roman a d’utile et d’intolérable : il est un
mensonge manifesté ; il trace le champ d’une vraisemblance qui dévoilerait le possible dans le
temps même où elle le désignerait comme faux. La finalité commune du Roman et de l’Histoire
narrée, c’est d’aliéner les faits : le passé simple est l’acte même de possession de la société sur son
passé et son possible

Y a-t-il une écriture poétique ?

En citant Jourdain il rappel que la prose est différente de la poésie et qu’il y a bien une écriture  poétique de plus il y a une opposition entre poésie moderne et poésie classique.

L’écriture et la parole 

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L’utopie du langage ? 

Dans cette intitulé Barthes montre que la littérature moderne est dans une impasse et qu’un chef d’oeuvre moderne n’est pas envisageable , et pire encore que la solution ne dépend pas des écrivains si il décident de continuer la Littérature,  il postule même que chaque nouveaux écrivains fait le procès de la Littérature.

Chaque écrivain qui naît ouvre en lui le procès de la Littérature ; mais s’il la
condamne, il lui accorde toujours un sursis que la Littérature emploie à le reconquérir ; il a beau
créer un langage libre, on le lui renvoie fabriqué, car le luxe n’est jamais innocent : et c’est de ce
langage rassis et clos par l’immense poussée de tous les hommes qui ne le parlent pas, qu’il lui faut
continuer d’user. Il y a donc une impasse de l’écriture, et c’est l’impasse de la société même : les
écrivains d’aujourd’hui le sentent : pour eux, la recherche d’un non-style, ou d’un style oral, d’un
degré zéro ou d’un degré parlé de l’écriture, c’est en somme l’anticipation d’un état absolument
homogène de la société ; la plupart comprennent qu’il ne peut y avoir de langage universel en
dehors d’une universalité concrète, et non plus mystique ou nominale, du monde civil.
Il y a donc dans toute écriture présente une double postulation : il y a le mouvement d’une
rupture et celui d’un avènement, il y a le dessin même de toute situation révolutionnaire, dont
l’ambiguïté fondamentale est qu’il faut bien que la Révolution puise dans ce qu’elle veut détruire
l’image même de ce qu’elle veut posséder.

C’est dans le passage ci-dessus que Barthes montre le dilemme de la Littérature Moderne.

 

« La multiplication des écritures institue une Littérature nouvelle dans la mesure où celle-ci n’invente
son langage que pour être un projet : la Littérature devient l’Utopie du langage. »

 

Mythologies (1957)

Le catch exprime une certaine idée de la justice ?

Le bifteck en tant que symbole patriotique ?

L’Abbé Pierre; une légende ?

Einstein; une machine scientifique qui garde de la spiritualité en lui ?

 

Le mythe selon Roland Barthes 

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Le plaisir du texte (1973)

Le plaisir renforce et conforte le moi et est différent de la jouissance

 » Il n’y a pas à mon sens de contradiction sociale, politique ou idéologique du texte d’une part et d’autre part son énergie, son pouvoir de plaisir ce que j’appelle son pouvoir érotique  »

 

Où va la littérature ?  Vers la fin !

Où doit -elle aller ? La littérature comme utopie

La littérature n’est pas intemporelle

 

 

Un teaser du documentaire sur Roland Barthes – Arte

 

« Le désir de neutre c’est d’abord le désir de suspension, de suspension des ordres , des lois[…] de la société à mon égard. »

Lors de l’agitation des mois qui précèdent mai 68 il prend ses distances et refuse le militantisme, il s’intéressera au Japon pendant cette période.

Il autorise à défendre le droit à se contredire et dira qu’il est  » infidèle en idées ».

 

 

bibliographie Roland Barthes- BNF

 

fragments du discours amoureux – extraits

 

Site complet de recherche sur Roland Barthes

 

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